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Mes lectures

"Hérésies" de Richard Gougis

publié le 14 juin 2018 à 03:35 par Gilles Debouverie

Que fait-on quand on a mal calculé le nombre de livres à emmener en vacances ? Eh bien, on se rend chez un petit libraire de Saint-Gilles-en-Gard et on lui demande un bon conseil (chose qu’Amazon n’est pas encore capable de faire).
— Bonjour, je cherche un auteur local dans le genre polar ou thriller.
L’homme me regarde avec des yeux exorbités, comme si c’était la première fois qu’on lui posait cette question. Puis il fouille dans son bordel (oui, c’est bien le mot qui convient à cette petite librairie pittoresque), et me sort cet ouvrage en me précisant qu’il y a une pincée de fantastique. Cela ne me dérangeant pas, j’embarque donc ce dernier exemplaire sous le regard satisfait du patron, trop content de se débarrasser d’un livre qui devait traîner là depuis un bon moment.

L’auteur, monsieur Gougis est journaliste sportif au Midi-Libre et a déjà publié un premier ouvrage intitulé « Montpellier, un succès foot ». Dans le genre grand écart, on a connu moins spectaculaire.
C’est donc, sans une certaine appréhension, que j’entame ce roman, et grand bien m’a pris, car j’ai passé un agréable moment de lecture.

Le pitch : Nous suivons les traces de deux flics. Le premier est héraultais et enquête sur une série de meurtres étranges se déroulant sur les chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle. Le second sévit en Haute-Loire et se trouve confronté à des guérisons miraculeuses. Leurs routes finiront par se croiser, et seuls contre l’administration policière qui ne veut rien entendre, ils se mettront en travers d’une secte nazie et plongeront dans l’histoire secrète des cathares.

Une double enquête qui fonctionne à merveille. Elle m’a aussi permis de retrouver des sites que je venais de visiter : l’abbatiale de Saint-Gilles, celle de Saint-Guilhem-le-Désert (l’un des plus beaux villages de France). La part de fantastique reste maîtrisée et les personnages sont travaillés et attachants.
Bref, si vous aimez l’histoire, les jolis paysages, les intrigues mystiques, foncez sans hésiter, « Hérésies » est fait pour vous.

"Le tanneur" de Borya Zavod

publié le 29 mai 2018 à 08:34 par Gilles Debouverie

Ne cherchez pas à rencontrer Mr Zavod, car en plus d’être serbe, c’est surtout un pseudo derrière lequel se cachent quatre mains qui appartiennent à Jérémy Bouquin et Stanislas Petrosky. Ce dernier étant lui-même la seconde identité de qui vous savez, et si vous ne le savez pas, alors autant que ça reste secret… Mais de toute façon, impossible de ne pas repérer l’écriture très atypique de Mr Petrosky, dans la même veine que ses succulents « Requiem ».
On aime ou on n’aime pas, et pour ma part, l’auteur est en terrain conquis. J’adhère…

Le pitch : L’action se situe en Bretagne, dans un monde post-apocalyptique dirigé par des gangs en tout genre. Le narrateur est membre d’un MC dont le credo est le tannage de peaux humaines. Il est expert en ce domaine et répond aux demandes plus ou moins farfelues de riches clients. Le groupe va rencontrer un client un peu particulier. Un châtelain, s’occupant d’une bibliothèque plutôt originale et paradoxalement installée dans les sous-sols d’une église. Sa demande : tanner le dos de sa grand-mère décédée depuis 10 ans pour conserver un tatouage de valeur. Mais rien ne va se dérouler normalement et nos amis motards vont devoir courir après mamie en découvrant le terrible secret que cache ce tatouage.

C’est bien sûr une lecture détente. Ça invective, ça bastonne, ça torture, ça pisse le sang de partout et ça parle de cul. Imaginez si Audiard avait écrit les dialogues d’un Tarantino.
Bref un très bon moment de lecture. Les chapitres s’enchaînent rapidement. On prend du plaisir. On aurait même volontiers apprécié quelques pages de plus. Je n’y ai vu aucun message subliminal, aucune critique cachée de la société. Les auteurs ne se sont vraiment pas pris au sérieux et l’on sent qu’ils se sont bien éclatés à écrire cet ouvrage.
Vous voulez vous divertir, alors lisez Le Tanneur !

"Cavaliers de l’orage" de Chris Anthem (alias Marc Falvo)

publié le 13 mai 2018 à 11:56 par Gilles Debouverie

Bon, c’est maintenant un secret de polichinelle et tout le monde sait que c’est Marc Falvo qui se cache derrière l’un de ces multiples pseudos. Cela faisait déjà un moment que je croisais ce monsieur dans les salons locaux. Et si cet homme, au demeurant fort sympathique, ne semble pas tout à fait seul dans sa tête, cela se ressent dans ses livres, tout au moins dans celui-ci. Bon, il m’avait prévenu que mon choix s’était porté sur du gore bien barré, et je n’ai pas été déçu.

Le pitch : L’auteur nous raconte deux histoires qui finiront forcément par se croiser. La première concerne un aubergiste, ancien douanier, qui se charge de punir certains de ses clients qu’il juge indignes de vivre. La deuxième détaille l’itinéraire meurtrier de trois jeunes voyageant en voiture. Leur point commun : faire souffrir leurs victimes.

Je ne suis pas forcément fan de l’excès de violence, mais une fois de temps en temps, ça défoule. Je ne suis pas non plus fan de la violence gratuite, mais dans le cas de ce roman, elle constitue le thème de base. Alors c’est bien écrit. C’est un roman court qui se lit très vite. Ça se passe quelque part, on ne sait pas vraiment où, mais ça pourrait être n’importe où, car ça n’a franchement aucune importance ! C’est rock and roll. C’est bien barré, comme avait l’habitude de nous proposer l’Atelier Mosésu (l’éditeur). Et ça distille quelques messages sur notre société. Donc pour ceux qui aiment ce genre de lecture, allez-y les yeux fermés, mais surveillez vos arrières quand même.

Merci monsieur Falvo pour ce voyage au centre de la noirceur de l’âme humaine.

"Entre deux mondes" d'Olivier Norek

publié le 11 mai 2018 à 06:45 par Gilles Debouverie

Autant vous dire que Monsieur Norek était attendu au tournant, après tout le bien que j’entendais de lui depuis quelques mois, et surtout depuis la sortie de son troisième roman. Et pour ne rien gâcher, le monsieur est au demeurant fort sympathique.

Je commence par le pitch : Entre deux mondes raconte les histoires croisées de trois personnages. Commençons par le flic, Bastien, qui vient de s’installer à Calais pour des raisons familiales et qui découvre la jungle, cette zone dans laquelle les lois et les droits ne sont plus vraiment ceux de la France. Il y a Adam, l’ancien flic syrien, qui a envoyé sa femme et sa fille en France pensant que leurs vies étaient en danger chez eux, et qui part ensuite à leur recherche. Et enfin Kilani, cet enfant orphelin et muet, venu d’Afrique, et cachant de terribles secrets.
Ces trois personnages vont se rencontrer à Calais. Le flic français tentera de faire normalement son travail dans un endroit hors norme, le syrien tentera de retrouver sa famille, et le gamin tentera de survivre et de rejoindre l’Angleterre.

On ne peut que s’attacher à ces trois personnages, tous empreints d’humanité. Cette histoire ne peut que nous toucher, d’autant plus nous, gens du Nord, habitants à quelques kilomètres de Calais. L’écriture de Monsieur Norek est agréable, la structure de l’histoire est prenante, ses personnages tous attachants.
Donc pari gagné !
Cependant, je vais me permettre un léger bémol quitte à m’attirer les foudres des fans, mais je suis resté un poil sur ma faim en ce qui concerne Adam. Je ne peux pas dévoiler ici le pourquoi sans spoiler et suis prêt à en discuter en privé avec ceux qui seraient intéressés.

"Cadres noirs" de Pierre Lemaître

publié le 26 mars 2018 à 03:06 par Gilles Debouverie

Personne n’est parfait. C’est sans honte que j’ose avouer ici que je n’avais jamais lu de Pierre Lemaître. Et pourtant, on me l’a souvent conseillé. C’est dans un cercle de lecture que quelqu’un m’a parlé de « Cadres Noirs ». Et le pitch m’a touché :

Alain est au chômage depuis quatre ans. Ancien cadre RH dans une grande entreprise, il vit maintenant de petits boulots et grâce au salaire de son épouse Nicole. C’est un homme humilié, au fond du gouffre, qui va voir l’une de ses multiples démarches pour retrouver un vrai job franchir les différentes étapes pour aboutir à la sélection finale. Cette dernière épreuve se déroulera sous une forme peu orthodoxe, mais Alain va mettre toutes les chances de son côté pour la réussir, quitte à puiser dans ses ultimes ressources et à endetter ses propres enfants. Je vous laisse imaginer ce qui pourrait se passer s’il échouait !

Dans mes lectures, il y a quelques livres décevants, il y a beaucoup de bons romans, et il y a ces quelques perles rares qui font que je vais être capable d’abandonner d’autres activités ou de reporter l’heure du dodo pour continuer à tourner les pages. Et sincèrement, étant de nature difficile, cela ne m’arrive pas souvent. Eh bien, Monsieur Lemaître porte vraiment bien son nom, car « Cadres noirs » fait incontestablement partie de cette catégorie.
C’est un thriller psychologique haletant découpé en trois actes. Le personnage d’Alain est à la fois torturé, borderline et prêt à tout, mais il est aussi rusé et va mettre en œuvre tout ce qui sera possible pour tenter de retourner les situations qui vont s’enchaîner à son désavantage. Dès qu’il sortira la tête de l’eau, une autre main sera là pour appuyer dessus en cherchant à le noyer. Mais il se battra. Quant à savoir s’il parviendra à rétablir le cours des choses à la fin du roman, je vous laisserai le découvrir par vous-même.

Aucun bémol. Un livre à dévorer sans hésiter une seconde.

"Esquisses en sous-sol" de Gérard Sévin

publié le 4 mars 2018 à 07:54 par Gilles Debouverie

« Esquisses en sous-sol » est un polar bucolique qui se déroule dans le Périgord Noir.

Le pitch : La gendarmerie missionne un ancien agent ayant quitté la fonction pour vivre de sa peinture, pour se rendre dans un petit village du Périgord dans lequel une série de morts anciennes restent mystérieuses et non résolues. La propriétaire du château voisin dont les parents et grands-parents sont décédés tragiquement étant elle-même peintre, François Delys aura autant de raisons pour s’intégrer dans cette famille. Il y découvrira un jeune garçon sauvage, muet et simple d’esprit d’apparence, un barbu un peu fou arpentant la campagne environnante, et un village dont beaucoup d’habitants semblent cacher quelques secrets.

Je pense que pour apprécier ce roman, il faut d’abord aimer les descriptions. Elles font foisons au début, et s’étiolent heureusement un peu au fil des pages. Il faut aussi aussi aimer les histoires qui se finissent plutôt bien. J’ai, pour ma part, trouvé que ça manquait de noir, même s'il faut bien avouer que la fin s’emporte un peu quand même. Il faut aussi ne pas se formaliser avec les invraisemblances. L’auteur le précise d’ailleurs dans une note à la fin de son ouvrage. Je pense qu’il aurait fallu l’exprimer avant, afin que le lecteur puisse intégrer ce paramètre dans sa lecture. Je sais que beaucoup d’auteurs font de grosses recherches pour leurs écrits et que d’autres se laissent aller à la romance et à la fiction. Le genre policier est plus habitué à la dureté de la réalité.

Toutefois, l’écriture est agréable et fluide et le roman se laisse lire avec plaisir.

"L’île des hommes déchus" de Guillaume Audru

publié le 14 févr. 2018 à 07:20 par Gilles Debouverie

Voisin de table et de barbe à Templemars, j’ai apprécié l’homme, et depuis quelques jours, j’apprécie l’auteur. Car il faut bien comprendre que l’un ne va pas automatiquement avec l’autre, peu importe le sens…

Le pitch : Après plusieurs années d’absence, Eddy revient sur son île natale, l’île de Stroma, pour reprendre la boutique de souvenirs que tenait son oncle jusqu’à présent. Cette absence, son ancien boulot de flic, le fait que son père soit le maire, les vieilles histoires de famille, bref, tout cela va ressurgir avec son arrivée. Et tout sera accentué avec la découverte d’ossements qui mettra cette île, habituée aux silences et aux secrets, sous les feux des projecteurs.

Alors si vous cherchez des coups de flingues, de la bagarre, des courses poursuites et des rebondissements ahurissants à chaque chapitre, détournez votre chemin. Monsieur Audru ne se dévore pas, il se déguste.
Ce roman est à classer dans un genre que j’ai découvert avec Armelle Carbonelle, le polar ou le thriller d’ambiance. Pendant 200 pages, j’ai vécu sur cette île, j’ai senti les embruns, j’ai perçu le poids des secrets et des non-dits, j’ai vu le port, l’église et les rues, comme si j’y étais. Et surtout, la très belle plume de monsieur Audru ne lui empêche pas de donner le coup de massue final.

Alors moi j’affirme qu’il faut avoir lu au moins un roman de ce monsieur dans sa vie, et si vous avez une affinité toute particulière pour l’Écosse, alors jetez-vous sur « l’île des hommes déchus ».

"Le bal de ses nuits" de Magali Le Maître

publié le 29 janv. 2018 à 08:56 par Gilles Debouverie

C’est au moment où la couverture de ce livre a obtenu le prix POLAR'OSNY qui j’en ai achevé la lecture.

Le pitch : Un groupe d’adultes un peu paumés se rencontre via un site spécialisé. Ils partagent les sorties, s’invitent chez les uns et les autres, pensent se connaître comme de vieux amis alors qu’ils ne vivent que de superficialité. Mais un soir, après l’une de ces fêtes, l’une des femmes du groupe est retrouvée égorgée. Les enquêteurs sont formels, le coupable est un homme et il ne peut que faire partie du groupe. La psychose monte. Cette amitié fragile explose. Ceux qui n’ont pas d’alibi se regardent suspicieux. Et que dire quand une deuxième victime va être retrouvée ?

C’est un thriller psychologique intéressant que nous livre là l’auteure Magali Le Maître, dans le sens où il commence comme un desperate housewife gentillet et s’enfonce dans le sombre petit à petit. L’histoire se lit vite et facilement, l’écriture est sobre, le travail sur la psychologie des personnages est assez fouillé.
En le lisant, je me disais : non, ça ne peut pas être ça… Puis : Il y a un loup, forcément… Et enfin : S’il n’y a pas un loup, je pose une réclamation auprès de l’auteure… Mais rassurez-vous, le loup est là, et pas forcément où on l’attend.

Merci madame Le Maître pour cet agréable moment de divertissement.

"Quatre racines blanches" de Jacques Saussey

publié le 11 janv. 2018 à 09:19 par Gilles Debouverie

C’est le troisième roman de Mr Saussey que je viens d’achever et je suis définitivement fan de cet auteur autant que j’apprécie l’homme à travers les quelques échanges que nous avons eus.

Le pitch : Le capitaine Daniel Magne, officier de la police française, se rend à Montréal dans le cadre d’un séminaire de collaboration entre les services des deux pays. Dès le premier soir, il est témoin de l’enlèvement d’une femme. En essayant de s’interposer, il est blessé et un collègue québécois est tué. Magne est alors embarqué dans une enquête qui va le confronter à un terrible et impitoyable tueur.

En dehors du fait que l’intrigue est rondement menée, cette histoire nous permet de visiter cette superbe région qu’est le Québec dont on devine très facilement que l’auteur est tombé amoureux. De plus, le roman est ponctué de détails historiques authentiques sur l’histoire de certaines tribus indiennes et leurs confrontations avec l’homme blanc.
Le final est enlevé à la façon d’un film d’action, captivant et intense. Merci Mr Saussey.

Quatre racines blanches est le troisième roman de cet auteur prolifique. Vous pourrez retrouver mes fiches de lecture de « L’enfant aux yeux d’émeraude » et « Ne prononcez jamais leurs noms » sur mon site.

"Chéloïdes : Chronique punk" de Morgane Caussarieu

publié le 16 nov. 2017 à 05:14 par Gilles Debouverie

Point de polar, de thriller ou de fantastique cette fois-ci. Une chronique est une chronique, une tranche de vie. Une fois n’est pas coutume j’attaque, bille en tête, par le pitch :
Colombe est une jeune marginale bossant comme maquilleuse pour des films pornos gay. Déjà, rien que cette première phrase de présentation nous donne une indication sur ce qui risque de nous attendre au fil des pages. Elle rencontre Malik, un punk désœuvré et SDF. Ce roman nous raconte l’histoire d’amour qui va s’instaurer entre ces deux-là sous la forme d’une lente destruction programmée.

Écrivant à la première personne, l’auteure nous embarque avec sa Colombe jusqu’au bout de son aventure humaine faite de rencontres, de lieux, de musique, de sexe et de drogue. Je n’ai pas été surpris, je n’ai pas pris de claque dans la gueule, j’ai juste vu arriver ce qui devait arriver et je l’ai accompagné avec beaucoup d’affection et de compréhension.

J’ai vraiment aimé cette chronique dans le sens où elle ne cherche pas à donner de leçons de morale ou à montrer du doigt le bien ou le mal, mais elle apporte juste un témoignage sur cette marginalité que vivent certaines personnes, et le tout sans concession. Parce que Chéloïdes est trash, sombre, sans tabou, mais jamais vulgaire ou indécent, même quand l’auteure aborde des sujets très sensibles.

Quand j’ai rencontré Morgane Caussarieu et son éditeur aux Halliennales, ils ne pouvaient sans doute pas deviner que derrière ce bon gros barbu grisonnant de plus de cinquante balais pouvait se cacher un type ayant côtoyé le milieu punk des années 80. Je me garderai bien de me qualifier d’ancien punk, car comme le dit si bien Morgane Caussarieu, soit on est punk, soit on ne l’est pas. Mais on ne peut pas l’avoir été. J’ai porté la crête, le treillis et les rangers pendant trois mois, avant de m’apercevoir que j'avais une plus forte inclinaison pour le noir et les cheveux crêpés et que je préférai écouter les Cure plutôt que les Ramones. Mais j’en ai connu et je les ai appréciés à leur juste valeur. Et surtout j’ai bossé pendant 1 an derrière les platines d’une boîte punk. Alors, autant dire que les références musicales citées par l’auteure ont fait mouche. Bauhaus, Killing Joke, Billie Idol… Avec un pincement au cœur pour les Sisters of Mercy que j’affectionne plus particulièrement.
Je n’ai pas connu les lieux parisiens, n'ayant pratiqué que les boîtes de ch’nord et de Belgique, et surtout, dans les années 80, tout cela était plutôt gentillet par rapport à ce que dépeint l’auteure aujourd’hui sur Paris, puis sur Berlin.
Morgane Caussarieu a su parfaitement nous décrire ces lieux underground, la musique, la drogue et ses effets (et méfaits). Tout cela sans en faire de trop. Un savant dosage.

Allez, si je devais faire une petite remarque, je dirais juste que je m’attendais à une fin légèrement différente. Sans en dévoiler plus pour ne pas spoiler bien sûr. Mais c’est de l’ordre du ressenti personnel que j’espère avoir l’occasion de transmettre plus précisément à l’auteure, en plus de mes sincères félicitations pour cet excellent roman que j’ai dévoré de bout en bout.
Merci Sébastien pour tes conseils avisés et à bientôt Morgane Caussarieu.

Une dernière chose pour ceux qui, comme moi, ne le savaient pas, une chéloïde est une excroissance de peau pouvant apparaître lors du processus de cicatrisation. Trace indélébile d’une ancienne blessure…

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