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"Au bonheur des ogres" de Daniel Pennac

publié le 6 sept. 2017 à 04:54 par Gilles Debouverie
En guise de remerciement de mariage, j’ai reçu cet ouvrage d’un couple d’amis que j’apprécie vraiment beaucoup. Chaque invité était reparti avec un livre et un petit mot. Je me suis donc retrouvé avec le premier opus de la saga Malaussène de Mr Pennac.
J’avais entendu parler de cet auteur et de cette saga récemment, car il a publié une nouvelle aventure cette année avec pas mal de promos. Mais j’ai réellement découvert « Au bonheur des ogres » sorti en 1985, une époque où la lecture était le cadet de mes soucis…

Le pitch : Benjamin Malaussène est bouc émissaire dans un grand magasin parisien. Le titre est sans aucun doute un clin d’œil « Au bonheur des dames » de Zola, publié à peine plus de cent ans plus tôt. Bouc émissaire ? Ben est chargé d'encaisser les remontrances d’un chef de service lorsque les clients se plaignent, jusqu’à ce qu'ils prennent pitié de lui et retirent leur plainte. Et ça fonctionne. Ben est aussi le frère aîné d’une famille bien déjantée dont les enfants sont tous issus d’un père différent.
Dans ce cadre, une première bombe explose dans le magasin, ne faisant qu’une victime. D’autres suivent, et chaque fois, Malaussène est dans les parages, devenant ainsi le coupable idéal.

L’art de Mr Pennac est de soulever un sujet qui va s’avérer être profondément grave, avec une légèreté, une fantaisie et une impertinence jubilatoire. Autant j’ai rarement peur en lisant une histoire d’horreur, autant je ne me marre qu’exceptionnellement aussi. Et cette fois-ci, si je n’ai pas pouffé, j’ai très souvent souri.
L’écriture est originale, belle et fluide. Il n’y a pas de lourdeur, de temps mort et même les passages décrivant la vie quotidienne de cette famille sont tellement empreints d’humour qu’ils ne se lisent jamais en diagonale.
Bref, j’ai été séduit par cet auteur. Et même si la fin de l’histoire est un peu rocambolesque, elle est au bout du compte assortie au style général, et cela ne laisse aucun goût d’inachevé en bouche.

À l’occasion, je me laisserais sans problème tenter par le suivant…
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