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"Je m'appelle Requiem et je t'..." de Stanislas Petrosky

publié le 1 déc. 2016 à 12:33 par Gilles Debouverie
Autant l’avouer sans aucune honte, je n’ai pas grandi avec San Antonio. Mon adolescence était plutôt lovecraftienne, puis rien, puis de la légende arthurienne et de la fantasy. Finalement, je suis venu au polar que très tardivement, la quarantaine passée. 
Je me souviens d’ailleurs d’un éditeur m’appelant pour me refuser l’un de mes manuscrits, avec comme premier argument le fait que l’écriture à la première personne n’était pas adaptée pour le roman policier. Sans être expert de San Antonio, j’en ai rigolé dans ma barbe. 
Du coup, je ne vous ferai pas l’injure de rédiger cette fiche de lecture dans le style Dard que manipule avec une très grande aisance monsieur Stanislas Petrosky. 
J’ai vu fleurir sur mon mur Facebook tant d’éloges sur ce livre que je ne pouvais pas l’esquiver. Je devais savoir si tous ces lecteurs et blogueurs n’en faisaient pas un peu de trop. Requiem par-ci, Requiem par-là. Voilà qui était intrigant. 
Je fais donc l’acquisition de ce roman en me disant que j’attendais Petrosky au tournant. 

Le pitch est assez simple : Le personnage principal est un prêtre connu de ses paroissiens sous le nom de père Estéban Lehydeux, et connu des grands pêcheurs sous le pseudonyme de Requiem. Car ce brave représentant de Dieu passe son temps libre à combattre les méchants, et quand je dis méchants, j’entends par là les vraies pourritures, du genre qui peuvent s’en prendre aux faibles femmes et aux enfants. Sans compter qu’il ne se contente pas de 2 avé et 3 pater comme pénitence, mais plutôt de ses poings et de son flingue… Et notre histoire démarre avec une paroissienne, actrice porno, qui vient le voir après avoir été contactée par des pédophiles pour une demande de tournage un peu spéciale. 

Je ne vous en dis pas plus pour ne pas tuer le suspense, même si ce n’est pas la qualité principale de cet ouvrage. Effectivement, il est préférable d’aborder la lecture de Requiem en se disant qu’on va se poiler régulièrement au fil des pages. Car c’est exactement ce qui se passe. Raconté à la première personne, notre prêtre excelle dans l’humour et dans la vanne. Et cerise sur le gâteau, toi lecteur, tu vas en prendre pour ton grade tout au long de l’histoire. L’auteur s’adresse régulièrement au lecteur et j’avoue ne pas avoir réussi à retenir quelques couinements sous le halo de ma lampe de lecture au fond de mon lit… 

Bref, « Je m’appelle Requiem et je t’… » est un vrai moment de détente et de plaisir, facile et rapide à lire, et très très apaisant. 
Merci au talentueux écrivain qui se cache sous les traits de Stanislas Petrosky pour cet ouvrage. J’étais au tournant, mais je me suis contenté de sauter sur ce TGV en marche et je suis arrivé à bon port à destination, un peu plus riche qu’au départ…
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