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"Le mystère Fulcanelli" de Henri Loevenbruck

publié le 26 nov. 2018 à 02:21 par Gilles Debouverie   [ mis à jour : 26 nov. 2018 à 02:26 ]
Après avoir eu un véritable coup de cœur pour « Nous rêvions juste de liberté », et en prévision de la venue de son auteur pour l’édition 2019 du salon des Mines Noires, je me devais d’étoffer ma culture Loevenbruckienne. C’est l’une de mes bêta-lectrice, connaissant donc assez finement mes ouvrages et même ceux qui ne sont pas encore disponibles pour le grand public, qui m’a conseillé ce livre et grand bien lui a pris.
J’aime bien dire que pour faire un bon livre, il faut trois ingrédients. Une belle plume, et mon premier voyage dans l’univers de cet auteur me l’avait déjà démontré. Une bonne idée, et le mystère tout à fait réel qui entoure le personnage de Fulcanelli ne pouvait qu’en être une. Et la bonne façon de romancer cette idée. Et c’est là qu’il ne fallait pas se louper, car ce sujet aurait pu dériver vers le pompeux, le récit pour initiés, le ramassis de références imbuvables. Et monsieur Loevenbruck a parfaitement réussi à transformer l’essai en nous livrant là une enquête palpitante, pleine de retournements de situation, et avec tout l’humour qui caractérise cet auteur.

Le pitch quand même : Ari Mackenzie (un des personnages récurrents chez Loevenbruck) est un ancien commandant des services secrets. Il végète plutôt lamentablement lorsque l’un de ses amis, le brigadier-chef Radenac, le contacte pour lui parler d’une affaire. Un vieil homme a été retrouvé mort à son domicile, a priori d’une crise cardiaque, et sa fille est persuadée que quelqu’un a dérobé un carnet d’une grande valeur dans sa prestigieuse bibliothèque. Ce carnet aurait été écrit des mains mêmes du mystérieux Fulcanelli, un homme ayant vécu au début du XXe siècle, ayant signé deux ouvrages sur l’alchimie et dont la véritable identité n’a jamais été connue et dévoilée. Radenac met Mackenzie sur le coup, car il connaît sa grande culture et sa passion pour l’hermétisme. Cependant, Mackenzie est un fervent défenseur de l’idée que Fulcanelli a toujours été une imposture, et il ne peut donc pas prêter une quelconque authenticité à ce fameux carnet. Mais certains événements vont titiller sa curiosité, et il finira par se prendre au jeu.

J’ai particulièrement apprécié le découpage en court chapitre, permettant à l’auteur d’intercaler les recherches plus calmes avec l’enquête dynamique, donnant un rythme vraiment agréable à l’ensemble. C’était la première fois que je côtoyais monsieur Mackenzie. Ce personnage est plein d’humour, décalé, rebelle, en marge de la société. Je pense que je vais vraiment aimer le retrouver dans ses autres aventures. La prochaine étape pour moi sera de dire de vive voix tout le bien que je pense de ce monsieur lors de son passage à Nœux-les-Mines, et de lui prendre « J’irai tuer pour vous » avec une petite dédicace.
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