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"Malgré elle" de David-James Kennedy

publié le 9 mai 2017 à 08:02 par Gilles Debouverie
Je vais vous expliquer comment fonctionnent les histoires de Mr Kennedy. Le principe de base de « Malgré elle » est le même que pour « Ressacs ». Kennedy nous livre chaque fois 2 histoires dans le même livre. 2 histoires qui semblent toujours complètement décorrélées, mais qui impliquent les mêmes protagonistes. Deux histoires qui se croisent et se recroisent tout au long du livre sans jamais trouver de cohérence et nous laissant longtemps avec le sentiment d’être manipulé par l’auteur.
Chaque fois, je me suis surpris à me préparer à en vouloir à l’auteur de nous avoir dispersés ainsi sans nous réunir avant la fin. Et chaque fois, je me suis planté. Car Mr Kennedy raccorde toujours ses 2 histoires pour les rendre parfaitement cohérentes. Et cette fois encore, je me suis laissé prendre au jeu…

Le pitch : L’histoire se déroule à cheval sur deux périodes. En 1989, nous suivons une bande de lycéens d’Henry IV à Paris, avec leurs folies, leurs vies, leurs amourettes, jusqu’à l’assassinat de l’un d’eux, le lendemain d’une boum, qui restera non élucidé. Puis, nous nous retrouvons 26 ans plus tard, avec 2 d’entre eux, Tom et Emma, qui seront confrontés à l’exécution d’un de leurs anciens camarades en Suède. De là-bas, commencera une véritable course contre la montre et surtout contre des tueurs professionnels qui les poursuivront à travers toute l’Europe, semant le chaos derrière eux.
Les deux amis essayeront de comprendre qui leur en veut et qui tente brutalement de remonter à la surface une histoire vieille de 26 ans, en y mêlant une multinationale américaine spécialisée dans les prothèses à commande cérébrale et prête à annoncer une nouvelle dimension dans la cartographie du cerveau.
A priori, rien ne raccorde cette entreprise avec les meurtres qui vont s’enchaîner. A priori…

Voilà, je n’ai pas grand-chose de plus à dire sur cette histoire qui m’a captivé du début à la fin. Le style est simple et efficace. Les approches techniques sont très abordables et la partie anticipation est négligeable et ne laisse pas de sentiment de frustration.
Quelques coquilles qui ne devraient pas être pour une maison d’édition comme Fleuve seront mon seul bémol, mais il ne concerne pas l’auteur, car je suis bien placé pour savoir qu’on ne peut pas tout voir soi-même et qu’un bon travail éditorial est toujours très important.

Merci David et à dans 3 ans pour le suivant ?
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