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"Mortelles Nyx" de Coralie Martin

publié le 22 févr. 2016 à 12:17 par Gilles Debouverie
Après un intermède de lecture durant lequel j’ai butiné dans l’essai politique ou philosophique que je n’envisage pas de critiquer ici, je me devais de taper dans la pile d’ouvrages acquis dans les salons auprès de mes collègues, les sympathiques auteurs régionaux.
Parmi eux, il y avait celui de Coralie Martin. Une histoire de vampires… Moi qui n’avais lu que le fabuleux « Entretien avec un vampire ». La tâche était donc ardue pour la néanmoins sympathique et atypique Coralie.

Commençons par le pitch : L’auteure nous place dans les années 30 et nous raconte l’histoire de la révélation au monde des humains de l’existence des vampires ainsi que d’autres créatures de la nuit. Tout cela au travers de Marie, un vampire d’âge canonique, caractériel et très sulfureux.

Si l’histoire est intéressante, l’approche originale et les personnages attachants, si l’auteure n’est pas avare de détail dans la description des combats sanglant et des parties de jambes en l’air de ses personnages, j’avoue avoir eu quelques difficultés à boucler le livre. Et je sais pourquoi. Il y a plusieurs raisons à cela :

Commençons par le style : J’aime beaucoup les romans avec une forme narrative à la première personne, mais à la condition qu’en dehors des dialogues, le style reste plutôt littéraire. J’accroche moins aux narrateurs qui s’adressent directement à leurs lecteurs. Mais je sais que ce genre plaît à une certaine catégorie de lecteurs. J’ai déjà rencontré cette difficulté avec un autre auteur de la région qui avait malgré tout un succès certain. J’avais alors compris que son écriture, plutôt proche du langage parlé, ne me convenait pas. Mais il en faut pour tous les goûts.

J’ai aussi beaucoup de mal avec le présent, temps qui ne se prête pas vraiment à la narration littéraire. Je pense que ce choix doit être pris dans certains cas et pour des raisons très précises. Rien ne l’imposait ici, et j’aurais plus apprécié le classique imparfait/passé simple (je sais, je suis un vieux de 50 ans).

Le dernier point n’est pas du fait de l’auteure, mais de l’éditeur, ou devrais-je dire pseudo-éditeur. Effectivement, il faut éviter ces maisons qui publient sans proposer de travail éditorial et de correction. Je suis persuadé qu’avec l’accompagnement d’un professionnel et une bonne relecture, ce roman aurait été bien plus agréable à lire. Pour se lancer dans ce type d’édition, voire dans l’autoédition, il faut être bien entouré… Correcteur, c’est un métier…
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