Blog‎ > ‎Mes lectures‎ > ‎

"Nous rêvions juste de liberté" de Henri Loevenbruck

publié le 10 oct. 2017 à 09:35 par Gilles Debouverie
Je ne connaissais pas Mr Loevenbruck, honte sur moi et au moins 7 générations. Mais bon, je fais mon mea culpa et je viens de me rattraper grâce à Sophie qui a eu la merveilleuse idée de me prêter ce livre.
Évidemment, je suis motard. Et je suis aussi un grand fan de la série « Sons of Anarchy ». Alors c’était commode de me refiler un bouquin qui parle de motos. Mais je ne suis pas un motard facile, moi madame. Encore faut-il qu’il me plaise et qu’il ne se contente pas des bons vieux clichés sur ce sujet.
Je ne vous dirais que 3 choses : j’ai versé quelques larmes à la fin. J’ai eu du mal à trouver le sommeil ensuite. Et j’avais toujours une grosse boule dans l’estomac le lendemain matin.

Le pitch : Le narrateur est Hugo, un jeune lycéen de Providence qui se lie d’amitié avec un groupe de jeunes désœuvrés plus occupés à fumer des pétards et à faire les 400 coups à l’école qu’à étudier. Il y a Oscar le Chinois, Alex la fouine, et surtout Freddy, le chef de la bande. Le père de Freddy est garagiste et c’est dans son atelier que les deux jeunes vont fabriquer leur première moto.
Freddy devient comme un frère pour Hugo, surnommé Bohem. C’est lui qui lui donne le goût de la déconne et cette envie irrépressible de liberté. Avec ses potes, Bohem partira sur la route en moto, traversant le pays, cumulant les galères autant que les bons moments. Ils vont créer leur MC et intégrer des nouveaux dans leur groupe. Ils vont goûter à la liberté et connaître très vite le prix qu’il faut payer pour la conserver.

Loevenbruck narre ce récit de la bouche de Bohem. Il arrive à lui donner un langage de la rue tout en gardant une qualité d’écriture parfaite. Il parvient à nous attacher à ce jeune homme pétri de conviction et de droiture. Ce gamin qui va porter son groupe à bout de bras tout en défendant son principe de base : la liberté. Avec tout ce que cela comporte. Pas d’attache physique, pas de possession (en dehors de la moto quand même), pas d’exclusivité amoureuse. Et même si la drogue, l’alcool et la délinquance voyageront avec eux, on ne peut que rêver de sortir sa F6C Walkyrie et de croiser un jour la route de Bohem pour devenir prospect de son MC.

Et que dire du final ? Rien, pour ne pas spoiler. Ils ne sont pas nombreux les auteurs ayant réussi à me tirer quelques larmes, mais hier soir, c’était gagné. Loevenbruck nous retourne en une simple page recto verso. La dernière. Celle qui transforme un bon bouquin en une réussite parfaite.

À lire sans modération
Comments