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"Ressacs" de David-James Kennedy

publié le 12 mai 2016 à 03:19 par Gilles Debouverie
C’est du lourd, du très lourd que nous propose David-James Kennedy pour un tout premier roman. Peu d’auteurs peuvent se targuer d’avoir aussi bien réussi leur tout premier bébé.

L’histoire se déroule principalement au sein d’un hôpital militaire situé sur la côte atlantique du côté de Biarritz. Lors d’une nuit d’orage particulièrement dantesque, l’un des internes disparaît sans laisser de traces. Deux personnes vont enquêter : Tom Castille, un jeune médecin proche du disparu, et le lieutenant de gendarmerie Bost. Alors que le premier mettra son nez un peu partout en se jouant des règles et du bon sens, l’autre mènera son travail de façon plus professionnelle et officielle. Parfois, ils croiseront leurs découvertes, gardant toujours quelques informations qui s’avéreront capitales pour l’assemblage du grand puzzle final. Cette double enquête permettra à la fois de mettre à jour de vieilles et sombres histoires de famille, des malédictions surgissant d’un autre âge et de noires machinations.

Ressacs est un thriller dense dans lequel une surprise nous attend dans chaque chapitre. Le rythme est soutenu, l’écriture est efficace, et on plonge rapidement dans ce livre en le refermant le moins souvent possible.

David-James réussit à nous plonger dans l’ambiance très particulière de cet hôpital, en insistant aussi sur la météo qui a une grande importance, et sur la proximité de la mer déchaînée idéale pour les fans de surf. Le challenge n’était pas évident, car j’ai lu ce livre sous un grand soleil et au bord d’une mer d’huile… De plus, même si nous sentons bien que l’auteur est à l’aise avec le milieu médical, il ne nous assomme pas avec une abondance de termes techniques et reste tout à fait compréhensible pour le commun des mortels que je suis.

S’il fallait juste émettre un léger bémol à cette symphonie rondement jouée, j’ai trouvé que les enquêteurs faisaient un peu trop souvent la synthèse de l’évolution de leurs recherches. Il est vrai que l’histoire est alambiquée et faites de multiples tiroirs, mais elle reste claire, et certains passages sont, à mon avis, inutiles.

Mais je pense que Mr Kennedy à la plume taillée pour peut-être suivre les traces de son homonyme et certainement celles de son mentor et ami, un certain Franck Thilliez… En tout cas, n’hésitez pas à le rencontrer sur les salons, car c’est une personne très abordable et très sympathique.
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