Blog‎ > ‎Mes lectures‎ > ‎

"Rever" de Franck Thilliez

publié le 16 août 2016 à 13:38 par Gilles Debouverie   [ mis à jour : 16 août 2016 à 13:41 ]
Depuis AtomKa, j’avais sauté quelques sorties de l’ami Franck, pour plein de raisons, dont la principale était de découvrir tous ces auteurs qui le méritent aussi comme Saussey, Flavan, Kennedy, et d’autres encore qui attendent dans ma PAL.

Puis, un moment donné, l’attraction naturelle vers notre maître à tous, surtout nous les auteurs du Nord, a repris ses droits. Et les quelques critiques très favorables piochées çà et là, parfois même chez certains qui ne mâchent pas leurs mots concernant Monsieur Thilliez, ont achevé de me convaincre. C’est ça aussi le problème quand on devient une star, quand on s’éloigne même de peu de la perfection, les critiques des grands fans de la première heure fusent de partout.

Ceci dit, quand on lit du Thilliez, on doit savoir à quoi s’attendre. Une intrigue alambiquée avec des rebondissements, le tout s’appuyant sur un thème scientifique fouillé, documenté, détaillé. Et l’on sait tous que Franck fait de grosses recherches, rencontre des tas de gens et nous permet de nous enrichir de tout ça.

Bien sûr, il ne faut pas que cette partie recherche vienne noyer l’intrigue, l’étirer en longueur ou la rendre insipide.

Le pitch : Abigaël est une jeune femme psychologue qui travaille avec les gendarmes sur des enquêtes criminelles et qui souffre de narcolepsie. La narration s’effectue sur deux axes de temps, permettant alternativement d’être dans l’action et dans l’enquête, sans temps mort. L’équipe travaille actuellement sur une série d’enlèvements d’enfants sortant de l’ordinaire, l’homme ayant déjà prévenu qu’il n’y aurait que 4 disparitions et pas une de plus. Au départ du livre, 3 disparitions ont déjà eu lieu. Très rapidement, Abigaël va être directement impliquée dans cette histoire par le kidnappeur qui fera étrangement référence à elle et à des informations de sa vie privée. Abigaël doit aussi se battre contre et avec sa maladie et son traitement déclenchant en elle des pertes de mémoire parfois incompatibles avec une enquête complexe.

Alors je dis que sur ce coup-là, Monsieur Thillez a frappé un très gros coup. J’ai retrouvé une histoire digne des intrigues de la première heure (Chambre des morts, Forêt des ombres, Anneau de Moebius…), sublimée par l’expérience glanée avec les années d’écriture que le maître commence à accumuler, et subtilement documentée autour du sujet des maladies du sommeil.

Durant ma lecture, j’ai constamment eu envie de lire les chapitres suivants, me posant continuellement les questions : qui est le coupable, et si c’était elle, ou lui, ou eux, ou lui forcé par lui, ou moi (oui moi, en rêve…). Tout au long des pages j’ai prié pour que la fin soit logique, qu’aucun lapin ne sorte miraculeusement d’un chapeau, qu’aucune coïncidence ne reste coïncidence. Et mes vœux ont été exaucés. Je n’ai jamais été déçu.

Bref, les seuls défauts de ce livre sont : un sommeil agité après l’avoir refermé le soir, et les crampes du poignet à cause de son poids. À force, ils vont nous faire aimer les tablettes :(


Comments