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"Syndrome E" de Franck Thilliez

publié le 19 déc. 2013 à 12:50 par Gilles Debouverie
Le 18/03/2013

Après m’être abreuvé de « La chambre des morts », de « Train d’enfer pour ange rouge », de «L’anneau de Moebius », et de « La forêt des ombres », j’ai décidé de m’attaquer au diptyque sur la violence commençant par l’intrigant « Syndrome E ».
J’avais délaissé quelques temps mon auteur de polar préféré pour voguer sur d’autres ambiances, d’autant que l’univers de Thilliez n’est pas forcément une source d’inspiration pour moi. J’adore le lire, mais ce n’est pas ce que je préfère écrire. Et puis, d’un autre côté, monsieur Thilliez le fait déjà très bien, inutile d’en faire de pâles copies. C’est en bouquinant quelques romans qui m’ont moins accroché que j’ai pu faire plusieurs constats sur l’écriture de cet auteur. Le style est simple, fluide. Pas besoin de dictionnaire pour accompagner la lecture. La psychologie des personnages est crédible (ce n’est pas toujours le cas ailleurs), et surtout, j’ai remarqué que les dialogues étaient limpides et réalistes. Rien de pire, en lisant un bouquin, que de bloquer sur des dialogues qu’on n’imagine pas du tout sortir de la bouche des protagonistes. Ça me fait le même effet pour pas mal de séries françaises ou mal doublées.
Concernant l’histoire, elle est finement ficelée, même si je trouve qu’elle manque un petit peu de suspense. On n’est pas dans le « haletant » que j’apprécie particulièrement. Je pense d’ailleurs que Gataca le sera bien plus, au vue des premiers chapitres que je viens de commencer. Mais comme d’habitude, Thilliez nous cultive de centaines de détails sur différents sujets comme le cinéma, l’anatomie du cerveau, etc… sans exagération et sans tomber dans l’ennui et les longueurs. Et fidèle à sa région d’adoption, et malgré sa notoriété croissante, il continue à localiser quelques passages du roman dans le Nord et la Belgique, pour notre plus grand plaisir.
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