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"Une chance de trop" de Harlan Coben

publié le 2 août 2016 à 02:58 par Gilles Debouverie
J’ai enfin terminé mon premier Coben !
Ouuuhhh ! vous entends-je me cracher au visage. Eh bien, en Bretagne, pendant mes vacances… Bon, je sais, c’est assez facile. Mais vous n’imaginez pas le nombre d’auteurs que je n’ai pas encore lus et qui attendent sur ma table de nuit ou dans la bibliothèque.
Bref, j’ai enfin lu un Coben, et c’était « Une chance de trop », sur un conseil avisé de ma maman.

Le pitch, en quelques mots : Marc est médecin esthétique, mais pas de ceux qui augmentent le tour de poitrine de ses dames un peu trop superficielles, mais de ceux qui réparent les gueules cassées des enfants. Bref, un mec bien, non ? Et un matin, il se réveille dans un lit d’hôpital, après plusieurs jours de coma. Il apprend qu’on lui a tiré dessus et qu’il a failli y rester, que sa femme est morte, et que sa gamine de 6 mois a disparu.
Tout semble assez déroutant, car les pièces du puzzle ne s’imbriquent pas correctement. Bien sûr, il devient le premier suspect pour la police, lorsque les autres pistes s’écroulent une par une. Puis le temps passe, et tout s’accélère lorsque les ravisseurs contactent le riche beau-père pour une demande de rançon.

Le livre est principalement structuré par une alternance entre la volonté indéfectible de Marc pour retrouver sa fille, et l’histoire des ravisseurs et des inspecteurs.
J’avoue avoir été assez dérouté par cette alternance caractérisée d’ailleurs par deux formes narratives distinctes. La première personne pour se mettre dans la tête du médecin, ôtant d’ailleurs au lecteur la possibilité de la croire coupable, et la troisième personne pour le reste. Mais cette forme de récit se digère facilement au fil des pages tant Coben parvient à nous embarquer dans une histoire tordue comme il semble avoir l’habitude de nous proposer.

D’aucuns m’avaient dit qu’il devenait prévisible, chance de première lecture, j’ai été captivé par cette trame alambiquée, ces retournements de situation réguliers, arrivant même au dernier chapitre, alors que tout semble bouclé depuis un moment.

Voilà, Coben est un maître, et il vient de me prouver qu’il ne faut pas avoir peur de se lancer dans des structures de récit originales, et sortir des sentiers battus. Promis, je fais ça pour celui que j’attaquerai dans les jours qui viennent.
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